Les meilleures voitures d’occasion à moins de 6000 euros

Vous voulez faire le grand saut vers la mobilité électrique, mais votre budget ne vous permet pas nécessairement d’acquérir un nouveau modèle ? Pourquoi ne pas se tourner vers un modèle d’occasion ?


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Voici la Volkswagen E-Golf, l’une des compactes 100% électriques qui s’offrent à ceux qui cherchent une alternative sur le marché de la seconde main.

Entre les nouvelles exigences écologiques et la pression réglementaire, les constructeurs comme les consommateurs se retrouvent poussés vers des véhicules présentés comme plus propres. La voiture tout électrique, aujourd’hui, fait figure de vedette, même si sa généralisation viendra progressivement, sur plusieurs années.

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Si l’idée de troquer votre vieille thermique vous effleure, la question de l’électrique s’impose vite. Un tour sur les sites constructeurs suffit à refroidir les envies : les tarifs affichés laissent songeur, malgré l’existence d’aides comme le bonus écologique de 6000 euros pour les modèles à moins de 45 000 euros.

Débourser plus de 25 000 euros pour une voiture neuve, ce n’est pas dans vos plans. Les modèles abordables se font rares en neuf. Pourtant, le marché de l’occasion électrique existe déjà depuis quelques années. Comme pour les thermiques, ce segment permet de trouver des voitures plus accessibles. Mais là encore, acheter une électrique d’occasion implique de réfléchir à des critères précis. Voyons lesquels.

Définir ses usages

Avant de foncer vers une électrique, d’occasion ou non, commencez par cerner précisément vos usages. Ce point vaut aussi pour les modèles thermiques : tout dépend de vos trajets quotidiens et de vos besoins réels. Pour un usage essentiellement urbain ou périurbain, la voiture électrique s’impose facilement. Les modèles récents, même d’occasion, affichent souvent entre 200 et 300 kilomètres d’autonomie par charge, parfois davantage.

Petit panorama de l’autonomie : une Renault Zoé ZE40 revendique 280 km, la Volkswagen E-Golf environ 250 km, tandis qu’une Nissan Leaf de seconde génération tutoie les 300 km. Pour un usage quotidien, ces chiffres sont largement suffisants.

En revanche, pour avaler les kilomètres sur autoroute, le tableau change. L’autonomie diminue vite, et le réseau de recharge demeure clairsemé sur les grands axes. À ce jeu, seules les Tesla tirent leur épingle du jeu grâce à une autonomie solide et surtout un réseau de superchargeurs efficace. Mais le ticket d’entrée reste élevé : il faut compter entre 40 000 et 50 000 euros pour une Model S de 2015 selon le kilométrage et l’état.


La Tesla Model S reste la référence pour voyager loin en électrique, mais son prix la réserve à une poignée d’initiés.

La recharge, un point à anticiper

Une fois vos besoins bien identifiés, il faut se pencher sur la question de la recharge. Le plus souvent, comme pour une voiture neuve, vous brancherez votre véhicule à la maison ou sur votre lieu de travail. Lors de l’achat, le vendeur doit vous remettre un ou plusieurs câbles de charge. Si ce n’est pas le cas, il est possible d’en acheter, mais méfiance : l’absence de câbles n’est jamais un bon signe.

La majorité des modèles utilisent aujourd’hui les standards Chademo ou CCS Combo, ce qui simplifie la recharge sur la plupart des bornes publiques. Pensez aussi à vérifier la puissance des bornes accessibles autour de vous : si vous comptez sur des charges rapides, cela doit orienter votre choix.

L’état de la batterie : un enjeu central

La batterie, c’est le cœur de la voiture électrique. Elle conditionne l’autonomie réelle, bien au-delà des chiffres officiels. Avant d’acheter, portez une attention particulière à son état. Une Zoé affichant 100 000 km et promettant la même autonomie qu’au premier jour doit éveiller votre vigilance. Sur certaines modèles, la location de batterie existe encore (comme pour la Zoé), ce qui peut rassurer sur ce point précis.

Évaluer l’état réel d’une batterie d’occasion reste compliqué sans essai prolongé. L’idéal ? Rouler sur une distance significative, puis comparer l’autonomie constatée avec celle annoncée à la sortie du modèle, en retirant environ 20% pour se rapprocher de la réalité. Cela permet de déjouer les discours trop optimistes du vendeur.

Après plusieurs années et des milliers de kilomètres, la capacité d’une batterie diminue, c’est inévitable. Les charges rapides répétées, la technologie employée, le système de refroidissement : tous ces éléments influencent la longévité. Les forums spécialisés sur chaque modèle regorgent de témoignages précis et souvent plus fiables que les belles paroles commerciales.

Caler son budget

« Avec une électrique, fini les pleins à 70 euros » : la formule fait mouche, mais l’électricité a aussi un coût. Globalement, rouler en électrique reste plus abordable pour le portefeuille qu’en thermique, sauf cas particulier (par exemple une Jaguar I-Pace exclusivement rechargée sur le réseau Ionity). Pour 100 km, la recharge à domicile revient à moins de deux euros, contre huit pour un diesel et dix pour une essence.

Pour ce qui est du prix d’achat, certains modèles figurent parmi les plus accessibles du marché de l’occasion électrique : on trouve des Renault Zoé à moins de 7000 euros et sous la barre des 100 000 km. Sous les 10 000 euros, la première Nissan Leaf, la Zoé d’ancienne génération, la Peugeot iOn ou la Citroën C-Zero sont à portée de main. Du côté des compactes comme la Volkswagen E-Golf, il faut compter entre 15 000 et 20 000 euros pour un exemplaire peu kilométré.

Pour les modèles premium, Tesla domine le marché de la seconde main avec sa Model S, qui dépasse largement les 40 000 euros. La Model 3 reste encore trop convoitée pour voir ses prix baisser véritablement.


La Renault Zoé s’impose comme l’occasion la plus crédible et la plus abordable pour rouler électrique aujourd’hui.

Comme pour le neuf, il est possible d’opter pour un financement avec option d’achat. Vous fixez alors le montant de votre apport, la durée du contrat, les mensualités et le kilométrage. À la fin, vous choisissez de garder le véhicule ou de le rendre. Sur le papier, l’opération peut sembler souple, mais additionnez tous les frais et vous constaterez que l’avantage financier n’est pas toujours au rendez-vous.

Ce type de leasing est proposé par les réseaux spécialisés, mais les banques traditionnelles commencent elles aussi à s’y mettre, preuve que le marché s’organise.

Certains modèles à éviter

Si la meilleure électrique reste celle qui correspond à votre quotidien, certains modèles méritent d’être écartés, sauf si vous achetez par pur coup de cœur, sans chercher la praticité. À éviter : Citroën Saxo et AX électriques, équipées de batteries au plomb, dont l’autonomie ne dépasse guère les 70 km.

Envie d’une Mia Electric ? Ce modèle n’est plus fabriqué et l’entretien peut vite tourner au casse-tête. Idem pour la Renault Fluence, qui a connu des soucis de fiabilité moteur et dont les pièces détachées se font rares.

La Citroën E-Méhari a le charme de l’originalité, mais elle reste une voiture de loisir, à réserver aux petits trajets estivaux. Quant aux Bolloré Bluecar et Bluesummer, elles consomment davantage et réclament d’être branchées quasi en permanence hors utilisation.


La Citroën E-Méhari, attachante mais peu adaptée pour en faire son véhicule principal : elle n’a jamais été conçue pour ça, d’ailleurs.

Le rétrofit : une alternative à explorer

Peut-être avez-vous entendu parler du rétrofit : il s’agit de remplacer le moteur thermique d’une voiture classique par un moteur électrique et des batteries. Toutes les informations sont à retrouver dans notre article explicatif.

Depuis avril 2020, le rétrofit est officiellement légal en France. Les véhicules éligibles sont ceux des catégories M (transport de personnes) et N (transport de marchandises) de plus de cinq ans, ainsi que les modèles du groupe L (motos, quadricycles…) de plus de trois ans. Les modèles plus récents peuvent aussi être convertis si le fabricant du kit de conversion a l’accord du constructeur d’origine.

L’idée séduit : donner une seconde vie à sa voiture, pour moins cher qu’un achat neuf. Mais cette technologie reste émergente, et il manque encore un véritable retour d’expérience. Plusieurs entreprises se lancent ; certains automobilistes franchissent déjà le pas pour transformer leur véhicule actuel.

Particulier ou professionnel : où trouver sa perle rare ?

Beaucoup privilégient l’achat chez un professionnel, notamment pour bénéficier d’une garantie sur le véhicule d’occasion, dont la durée varie selon l’enseigne. C’est un point à ne pas négliger, tout comme pour les thermiques. Les concessionnaires appliquent souvent un contrôle rigoureux et certains véhicules sont même labellisés pour garantir leur état.

Côté particuliers, les prix sont généralement plus attractifs. Les vendeurs connaissent souvent parfaitement leur voiture et peuvent fournir des informations précieuses. Comme toujours, vérifiez le carnet d’entretien et assurez-vous du suivi du véhicule, même si une électrique est moins exigeante que sa cousine thermique.

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