Contrôle technique périmé : quel est le montant de l’amende ?

135 euros. Voilà le tarif, sans détour, qui tombe dès l’instant où le contrôle technique n’est plus à jour. L’amende ne s’arrête pas là : laissez traîner, et la somme peut grimper jusqu’à 750 euros. Les forces de l’ordre, elles, ne s’embarrassent pas de préavis : immobilisation possible sur-le-champ, sans négociation possible.

La moindre journée de retard place le conducteur en infraction. Zéro tolérance, même pour une échéance oubliée de quelques heures. L’assurance, de son côté, ne fait pas dans la demi-mesure : en cas de sinistre, un contrôle technique périmé suffit pour refuser toute indemnisation, sans tenir compte du contexte de l’accident. Pour sortir de cette impasse, il faut se plier à une procédure stricte : régularisation obligatoire, démarches précises, récupération des papiers possible seulement une fois l’infraction levée.

Contrôle technique périmé : ce que dit la loi et les délais à connaître

La loi impose le contrôle technique à tous les véhicules particuliers qui ont dépassé leur quatrième année de circulation sur le territoire français. Les articles R323-1 et suivants du code de la route sont sans ambiguïté : un passage en centre de contrôle technique agréé tous les deux ans, sans aucune marge, sans délai supplémentaire. Impossible de décaler, même d’un jour.

Le premier contrôle doit être réalisé dans les six mois précédant le quatrième anniversaire du véhicule. Anticiper l’échéance reste le meilleur moyen d’éviter l’irrégularité. Certains centres envoient un rappel, mais mieux vaut ne pas s’y fier. Le contrôle technique périodique ne se limite pas à un coup d’œil rapide : il comprend 133 points de vérification. Les véhicules électriques ne coupent pas à la règle, avec une inspection adaptée à leur technologie : 11 points spécifiques leur sont réservés.

Voici les principales obligations à respecter pour rester dans les clous :

  • Faire contrôler tout véhicule de plus de 4 ans avant la fin du 48e mois
  • Renouveler ce contrôle tous les deux ans
  • Respecter strictement la date : aucun délai de grâce après expiration
  • Soumettre tous les véhicules, y compris électriques, à ces règles

Le propriétaire du véhicule porte l’entière responsabilité de la démarche. Lorsqu’il s’agit de vendre une voiture d’occasion, il doit fournir un contrôle daté de moins de six mois. Impossible de jouer avec les échéances : la règle ne tolère aucune approximation. Le conducteur qui s’y prend trop tard se retrouve instantanément en infraction, quelle que soit la raison. Enfin, certains centres de contrôle technique affichent complet longtemps à l’avance, notamment en période de forte affluence. Mieux vaut s’organiser plutôt que de s’en remettre au hasard du calendrier.

Quels risques en cas de contrôle routier avec un contrôle technique expiré ?

Un contrôle technique expiré : lors d’un contrôle routier, impossible d’y échapper. Les forces de l’ordre vérifient la date du dernier passage, que ce soit sur une nationale ou en ville. Si le contrôle technique n’est plus valable, la sanction tombe sans délai : procès-verbal pour infraction au code de la route.

L’automobiliste reçoit une amende forfaitaire, mais ce n’est pas tout. Les agents peuvent décider l’immobilisation du véhicule et la confiscation du certificat d’immatriculation (carte grise). Dans ce cas, le conducteur repart avec une fiche de circulation provisoire valable sept jours, juste le temps de rejoindre un centre de contrôle technique ou un garagiste pour régulariser la situation.

Si la régularisation n’est pas réalisée dans ce délai, le véhicule part à la fourrière. La carte grise n’est restituée qu’après présentation d’un contrôle technique valide. Rouler sans contrôle technique ne se limite donc pas à une simple amende : l’automobiliste risque de perdre temporairement l’usage de sa voiture, et voit ses démarches administratives se compliquer. En cas d’incident, comme un accident ou une vente, les conséquences s’alourdissent.

Montant de l’amende et conséquences financières : à quoi s’attendre vraiment

Ici, aucune place à l’hésitation : le contrôle technique périmé entraîne immédiatement une amende forfaitaire de 135 euros. Réglée dans les trois jours, elle tombe à 90 euros. Attendez, et la facture peut passer à 375 euros, voire s’envoler jusqu’à 750 euros en cas de majoration maximale. Le code de la route ne laisse rien passer sur ce point.

Aucun retrait de points au permis, mais les répercussions dépassent la sanction financière. L’assurance auto peut refuser d’indemniser un sinistre si le véhicule n’est pas à jour du contrôle technique. Même en cas d’accident non responsable, l’assureur peut se retourner contre le conducteur pour récupérer les montants versés aux victimes. Un jeu risqué, qui peut coûter cher.

Vendre un véhicule devient aussi un casse-tête. Sans contrôle technique de moins de six mois, la préfecture refuse d’enregistrer le changement de propriétaire. Impossible non plus de l’immatriculer ailleurs. Si le contrôle révèle une défaillance majeure ou critique, une contre-visite dans les deux mois est obligatoire, sous peine de sanctions supplémentaires.

Le trésor public ne fait pas de cadeau : même après une régularisation rapide, l’amende reste due. Les frais s’accumulent si le véhicule finit en fourrière ou si la carte grise est saisie.

Jeune femme lisant une contravention dans sa voiture en ville

Comment réagir après expiration et éviter d’aggraver la situation ?

Dès que la date du contrôle technique est dépassée, chaque jour compte. Il faut agir vite pour limiter les effets de cette irrégularité. Garez le véhicule et prenez rendez-vous sans attendre dans un centre de contrôle technique agréé. Continuer à rouler expose à l’amende, à l’immobilisation, voire à la confiscation de la carte grise. Si vous pouvez présenter une convocation à un contrôle lors d’un contrôle routier, certains agents se montrent compréhensifs, mais cela reste rare.

Pensez à rassembler tous les documents nécessaires : carte grise, attestation d’assurance, pièce d’identité. Avant le rendez-vous, faites le point sur l’état du véhicule : pneus, éclairage, freins… Un passage chez le garagiste pour une pré-visite peut faciliter la démarche. Pour les voitures électriques, n’oubliez pas les points de vérification spécifiques.

Si une amende a déjà été notifiée, la contestation doit être déposée auprès de l’ANTAI ou du trésor public dans les 45 jours. Mettez toutes les chances de votre côté : justificatifs de rendez-vous, preuve d’empêchement légitime, documents attestant d’une régularisation rapide.

Quelques habitudes à adopter permettent d’éviter ces désagréments :

  • Programmer un rappel de la date de contrôle (application, agenda, ou service de votre centre technique)
  • Prendre rendez-vous pour le contrôle technique dès réception du rappel
  • Conserver tous les justificatifs utiles en cas de contrôle routier

Respecter ces réflexes, c’est s’assurer de rester en règle, et d’éviter les mauvaises surprises qui peuvent transformer une simple formalité en vraie galère.

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